Le T-shirt de Blake dans Workaholics

Workaholics est une série récente en cours de diffusion et très peu connue du grand public. Elle regroupe trois diplômés, également colocataires et qui travaillent ensemble dans la même société de télémarketing. Leur but, en faire le moins possible. Le titre de la sitcom est donc très ironique, puisque les trois compères sont loin d’être des bourreaux de travail.

La série

La particularité de la série est que les trois acteurs principaux sont également les auteurs de la série. Et il semble qu’ils trouvent leur inspiration au fur et à mesure qu’ils tournent. Chaque épisode est donc indépendant des autres. En ce sens, elle fait presque penser à une autre série culte des années 90 et début 2000, Seinfeld à redécouvrir sur AlloCiné via ce lien. Il ne se passe rien, et c’est sur ce postulat de base que l’on peut se reposer sur les bizarreries des trois amis. Il s’agit d’un humour un peu débile, voire gras, parfois trash et inconstant d’un épisode à l’autre. Ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais ça a son côté culte, parce que c’est décalé et différent de ce qui se fait.

Je dirais qu’on se trouve à l’opposé des séries habituelles, dans les quelles tout est calculé, millimétré presque. Là, tout semble improvisé et prétexte à rigolade potache. En fait, on pourrait même dire que ce sont justement ses défauts qui font la réussite de la série. Surtout pas besoin de réflexion. Le but est de rester débranché et d’en faire le moins possible, comme les personnages. La série en est déjà à sa cinquième saison, preuve qu’elle a rencontré son public.

Le fameux T-shirt

Et, comme vous l’avez compris, un vêtement revient souvent. C’est le T-shirt de Blake. Un T-shirt gris sur lequel sont dessinés 9 animaux (enfin dessinés… Peut-être par un enfant de 5 ans…), un oiseau, un chat, une tortue, un hamster, un lézard, un cochon, un renard, un lapin et un raton laveur. La légende, placée au dessus de ces 9 dessins est la suivante : « Animals I can kill with my bare hands », littéralement, « les animaux que je peux tuer à mains nues ». Pour tous les fans de la série, et il y en a, même en France (merci le streaming…), c’est un must have. Pour le prix, ce sera légèrement en dessous de 40 euros sur ce site.

Pour en revenir à la série elle-même, il est clair que le but est de ne pas réfléchir, de débrancher son cerveau. Et c’est un parti pris des auteurs à l’heure où tout doit être pensé en permanence. En même temps, la série exprime aussi le paroxysme de notre société de consommation actuelle dont les mots d’ordre sont : naît, travaille, consomme et meurt. Pour le dire autrement, qui de mieux que David Rockefeller qui déclarait qu’il voulait d’un peuple qu’il travaille, pas qu’il réfléchisse. Patrick Le Lay, en France nous disait bien que son métier était de vendre du temps de cerveau disponible.

Et bien Workaholics, c’est un peu tout ça. Des gars qui ont compris le système, qui en usent et qui le dénoncent peut-être aussi un peu…

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